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Dans la nuit du 3 avril, le président américain Donald Trump a annoncé une série de droits de douane significatifs visant l'Union européenne et d'autres partenaires commerciaux. L'Union européenne a rapidement réagi à cette décision jugée lourde de conséquences pour l'économie mondiale, marquant un tournant dans les relations commerciales transatlantiques.
Mercredi soir, Donald Trump a signé un décret imposant des droits de douane sur les importations en provenance du monde entier. Ces nouvelles taxes, qui entreront en vigueur en deux temps, le 5 et le 9 avril, incluent un tarif plancher de 10 % sur tous les produits étrangers et des surtaxes de 20 % ciblant spécifiquement l'Union européenne. Des taux encore plus élevés, comme 34 % pour les produits chinois, viennent renforcer cette offensive protectionniste. Le président américain justifie cette démarche par une volonté de rendre l'économie américaine « plus compétitive » et de corriger des « déséquilibres» qu'il attribue à des décennies de pratiques commerciales qu'il juge défavorables aux États-Unis. Cependant, cette décision suscite des inquiétudes majeures, tant chez les alliés historiques des États-Unis que sur les marchés financiers, où le spectre d'une récession plane déjà.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié ces nouvelles taxes américaines de « coup dur pour l'économie mondiale ». Elle a dénoncé une mesure susceptible de déstabiliser les chaînes d'approvisionnement internationales, d'augmenter les coûts pour les consommateurs et de compromettre des millions d'emplois. Bruxelles prépare un « nouveau paquet de contre-mesures » en cas d'échec des négociations avec Washington. Si von der Leyen appelle à une solution négociée pour éviter une guerre commerciale totale, elle insiste sur la force de l'Union européenne, qui dispose du plus grand marché unique au monde. Elle a également averti que l’Europe n’hésitera pas à prendre des mesures fermes si nécessaire, touchant potentiellement aux biens et services américains. Cette riposte s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes, où chaque décision pourrait avoir des répercussions majeures pour l'économie mondiale.
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Face à cette offensive tarifaire, Emmanuel Macron a également exprimé son regret et son incompréhension, déplorant une décision « ni économique ni géopolitique ». Le président français a souligné le paradoxe de voir les alliés traditionnels des États-Unis, tels que l’Union européenne, être particulièrement visés. Afin que la réponse nationale et européenne puisse être coordonnée, il a annoncé une réunion d’urgence avec les représentants des filières économiques les plus impactées par ces mesures. Si la France, comme l’ensemble de l’Union européenne, espère encore convaincre Washington de revenir sur ces décisions, les options pour contrer cette escalade restent limitées. En outre, les entreprises françaises, en particulier celles des secteurs exportateurs comme l’automobile et les produits de luxe, pourraient subir un impact significatif.
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