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L'action a clôturé à 169,56 euros ce 7 mars 2025, accusant une baisse de 2,02% dans un marché parisien globalement orienté à la baisse. La valeur a varié entre 168,54 et 174,76 euros avec un volume d'échanges de 1,38 million de titres, illustrant l'incertitude des investisseurs après la publication des objectifs 2025. Ce repli s'inscrit dans un contexte de correction du CAC 40 (-0,94% à 8.120 points) marqué par les tensions géopolitiques et les interrogations sur la politique monétaire européenne.
La séance du 7 mars confirme la relative fébrilité du titre Airbus après son pic récent à 177,30 euros en février 2025. L'écart entre le cours d'ouverture (174,76€) et la clôture (169,56€) traduit un certain revirement de sentiment, amplifié par un volume échangé supérieur de 30% à la moyenne mensuelle. Cette variation à la baisse intervient malgré des fondamentaux solides : livraisons en hausse de 7% prévues à 820 appareils en 2025 et un objectif de EBIT ajusté à 7 milliards d'euros. Les analystes pointent toutefois un certain conservatisme dans ces prévisions, RBC évoquant même une « prudence excessive ». Sur un mois, le titre résiste encore (+1,10%) mais perd 4,38% depuis son sommet de février, reflétant les craintes sur la capacité des fournisseurs à suivre le rythme de production.
Airbus maintient une politique actionnariale attractive avec un dividende porté à 2€ (+11% vs 2023) complété par un dividende exceptionnel de 1€, grâce à une trésorerie robuste (4,46Mds€ de free cash-flow en 2024). Le groupe a parallèlement racheté 161.053 actions début 2025, signalant sa confiance dans sa valorisation. Ces annonces ne suffisent pas à contrebalancer les interrogations sur les marges, alors que le secteur affronte une hausse des coûts des matières premières et des retards persistants chez certains équipementiers. Comparé à son rival Boeing qui table sur 41 livraisons mensuelles de 737 en 2025, Airbus bénéficie d'un avantage concurrentiel mais subit les mêmes tensions de chaîne d'approvisionnement.
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L'analyse graphique révèle un test critique de la moyenne mobile à 20 jours (167,70€), seuil dont la rupture pourrait entraîner un retrait vers 163,50€. Le RSI à 52,45 indique une neutralité momentanée après la surchauffe de février. Les brokers restent majoritairement acheteurs : Oddo BHF a relevé son objectif à 185 € fin février quand Deutsche Bank le modérait à 175 €. La capitalisation boursière de 134,3Mds€ (-3,2% sur la séance) conserve une prime par rapport au secteur, justifiée par un carnet de commandes record de 7.239 avions. Les investisseurs devront surveiller le décollage effectif des cadences de production et l'évolution des taux d'intérêt européens, la BCE ayant récemment signalé une pause potentielle dans son assouplissement monétaire.
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